
Cette surveillance par satellite ne sera pas en mesure d'empêcher la récidive, puisque les bracelets fixés aux chevilles des personnes concernées peuvent être aisément retirés. C'est plutôt une fonction de dissuasion qui est ici recherchée. La technologie GPS permettra notamment de créer des zones interdites d'accès aux anciens condamnés (comme les abords des écoles ou les parcs publics) à l'aide de barrières virtuelles. Des alarmes peuvent être programmées dès que le porteur passe un certain temps dans ces zones, plutôt que de la traverser en voiture par exemple. Un fabriquant de bracelets de localisation a même inséré une radio à son produit afin que les surveillants puissent directement s'adresser aux surveillés! Les coûts de fonctionnement s'élèvent à 8$ par jour et par personne surveillée. Des problèmes techniques subsistent encore, étant donné que le signal GPS reste bloqué à l'intérieur des bâtiments.
Mais la véritable question que pose l'adoption de cette loi est celle de l'imminence d'une société de surveillance maximale, dans laquelle les capacités techniques seront utilisées pour maintenir un contrôle permanent sur les allées et venues d'anciens condamnés, ou de toutes les personnes jugées vulnérables comme les personnes âgées, les enfants ou les individus souffrant de désordres mentaux. La délégation de ces pratiques à des entreprises pose également le problème de l'intégrité des données relatives aux déplacements privés des individus.
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