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08 mai 2007

Un nouveau diplôme universitaire en technologies de la sécurité

L'Université de Portsmouth, au Royaume-Uni, vient de lancer ce qui doit certainement être le premier diplôme en technologies de la sécurité. Cette formation de niveau Baccalauréat (ou Licence en France) a été conçu par le département d'ingénierie électronique et informatique. Il a pour ambition de former des spécialistes de la sécurité qui iront travailler dans les services de police et de renseignement, dans les entreprises d'informatique et chez les grands opérateurs de télécommunication.

Les cours proposés incluent: l'identification biométrique, les systèmes de détection, les systèmes de surveillance intelligents, la sécurité informatique et des moyens de communication, la cryptographie, la détection des intrusions, le contrôle d'accès électronique, les immeubles intelligents, les procédures de sécurité et la sécurité de l'information. Par contre, aucun cours d'éthique ou de droit ne semble être prévu pour sensibiliser les étudiants à l'indispensable équilibre entre sécurité et respect des libertés individuelles.

06 avril 2006

La multibiométrie

La biométrie est en train de devenir la nouvelle référence en matière de vérification de l'identité personnelle, en établissant cette dernière à partir des caractéristiques physiques d'un individu plutôt que des papiers (carte d'identité, passeport) qu'il a en sa possession. Pourtant, malgré les affirmations des frabriquants d'équipements biométriques, la fiabilité des solutions existantes est loin être suffisamment robuste pour justifier un déploiement généralisé.

Les empreintes digitales sont en effet faciles à reproduire, soit naturellement en sectionnant les doigts des personnes dont on cherche à usurper l'identité, soit en reproduisant les empreintes à l'aide d'un doigt artificiel fabriqué à l'aide de gélatine et de silicone (voir à cet effet la communication de Tsutomo Matsumoto, chercheur à l'Université de Yokohama). La reconnaissance faciale en deux dimensions (largeur et hauteur du visage) souffre d'imprécision en cas d'éclairage défaillant, et peut difficilement différencier les postiches (lunettes, fausses moustaches, perruques...) des attributs naturels d'un visage.

Le chercheur de l'Université du Michigan Anil K. Jain propose dans ce contexte de généraliser le concept de multibiométrie, qui s'appuie sur une combinaison de plusieurs méthodes afin d'augmenter le taux d'identification formel et de réduire à moins de 1% le taux d'erreur.
Jain utilise principalement trois sources d'informations: la biométrie "douce" qui travaille à partir de critères ne permettant pas d'établir l'identité d'une personne, mais de préciser celle-ci en cas de doute. On fait allusion ici à des caractéristiques telles que la taille, le poids, le genre, la couleur des yeux ou des cheveux. En deuxième lieu, on procède à une reconnaissance faciale en 3 dimensions en ajoutant la profondeur, qui rend toute tentative de déguisement plus facilement décelable. Enfin, on ne se limite pas aux empreintes digitales, mais on combine celles-ci avec une analyse des dimensions de la main (la communication complète et technique d'Anil Jain peut être téléchargée ici). D'autres applications pourraient également inclure la reconnaissance vocale.